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Lutte contre les produits cosmétiques décapants : Le « gombo » divise.

Dans une correspondance datée du 17 août 2022, le Ministre de la Santé Publique ne reconnaît pas la compétence de l’ANOR dans le contrôle sanitaire des produits cosmétiques.

La loi-cadre n°2011/012 du 06 mai 2011 portant protection du consommateur au Cameroun, notamment en son article 3 sur les principes de la protection du consommateur, le gouvernement doit, conformément à l’alinéa a, stipule que le consommateur a droit à la protection de la vie, de la santé, de la sécurité et de l’environnement dans la consommation des technologies, biens ou services. En d’autres termes, la protection des consommateurs fait partie des tâches régaliennes de l’Etat. Cependant, l’Agence des Normes et de la Qualité (ANOR) avait été créée avec pour mission : l’élaboration et l’homologation des Normes ; la certification et l’évaluation de la conformité aux Normes ; la promotion des Normes et de la Démarche Qualité ; la coopération avec les organismes internationaux et les comités spécialisés dans les dompaines de la normalisation et de la qualité ; les études et propositions des mesures relatives à la normalisation et à la qualité. Nulle part ici, l’on ne voit « Le contrôle. » Est-ce à dire que l’ANOR en fait un peu trop ? La recherche du « gombo » devrait donc être la raison des agents de l’ANOR qu’on trouve partout sur le terrain pour le contrôle. En tout cas la réaction du Ministre de la Santé qui évoque d’abord les articles 71,72 et 74 du décret n°2013/093 du 03 AVR 2013 portant organisation du ministère de la Santé Publique, et ensuite, de l’article 1, alinéa 4 de la loi N° 64/LF/23 du 13 novembre 1964 portant protection de la santé publique et enfin, de la loi N°2018/020 du 11 décembre 2018 portant loi-cadre sur la sécurité sanitaires des aliments. Ces arguments sont suffisamment clairs pour que le Ministre réitère ceci : « Mon département ministériel est au premier rang compétent à effectuer des visites sur le sites àl’effet d’évaluer les conditions générales d’hygiène du milieu, visite du process et prélèvement des échantillons pour analyse complète dans les différents laboratoires. »

C’est clair !

En attendant une réaction éventuelle de l’ANOR, le citoyen lamnda peut donc facilement comprendre que les contrôles inopinés de l’ANOR devraient se faire en amont, c’est-à-dire avant la mise du produit en vente sur le marché. Au Cameroun, les commerçants souffrent de multiples contrôles illégaux des divers services ou ministères qui les mettent continuellement sous pression et même parfois, causent des AVC.

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